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Enquêtes publiques bidons à La Réunion ! 





 

  • Commençons par l’enquête publique MCUR.

Annoncée dans la presse écrite à la mairie de Saint-Paul, elle a eu lieu, en fait, au fond d’une école.
En arrivant la porte était fermée et il a fallu trouver la personne qui avait la clé.
Il faisait une chaleur torride.
Un seul ensemble de documents à consulter et il fallait faire la queue dans la minuscule salle.
Malgré les nombreuses critiques, les commissaires enquêteurs ont conclu que la MCUR devait absolument être réalisée.
Ce sont finalement les électeurs qui ont eu le dernier mot et en ont décidé autrement.

 

  • Enquête publique NRL dans le hall de la Région Réunion en 2011.

Un document présente le plan d’une pile du viaduc.
Aucune donnée chiffrée.
Impossible de savoir le nombre de piles, leur hauteur.
Malgré les remarques écrites et orales auprès de Dominique Fournel, cette enquête et validée en attendant la suivante.

 

  • Enquête publique DPM et loi sur l’eau.

Le rapport du commissaire enquêteur signé Santamaria est un monument.
Un monument de mépris, insultant et mensonger.
Les réponses, très probablement rédigées par Egis, balaient du revers de la main toutes les objections fondées.
C’est le déni du fondement théorique de l’enquête publique qui recueille les observations des citoyens responsables. Ce rapport leur demande : Mais qui êtes-vous pour faire des remarques et des propositions alors que la Région a fait appel à des sociétés compétentes telles qu’EGIS et Arcadis ?
Mais l’on apprend deux choses essentielles : p. 87, il est clairement dit que « des études ont bien été faites mais elles se sont arrêtées à ce stade » (mi-2006).
Autrement dit : ces études ont été bel et bien bâclées.

On en a la preuve dans la réponse à la proposition du tracé de M. Limagne, architecte, dont le rapport se moque en affirmant que, oui, il est architecte, mais quelles compétences a-t-il en matière de constructions routières ?
Ensuite, le rapport n’hésite pas à mentir en calomniant M. Limage dont il prétend que son tracé propose des tranchées couvertes alors que le plan qu’il a remis au commissaire enquêteur mentionne explicitement des tunnels.
L’objection pour ne pas retenir son projet : « Ne correspond pas aux objectifs fixés ». Mais, au fait, c’était quoi les objectifs fixés ?

L’autre argument de la traversée de la forêt semi-sèche est également mensonger.
Le projet Limagne ne la traverse pas mais passe en tunnel en dessous.
Et en quoi la traversée de cette forêt semi-sèche serait-elle plus préjudiciable à la nature que des milliers de tonnes de béton dans l’océan et le bruit incessant durant 8 ans sur la faune marine (poissons de toute sorte, cétacés) ?

Mensonger également, le prix annoncé beaucoup plus élevé du tracé Limagne que le projet NRL.
Comment écrire de telles affirmations péremptoires en l’absence d’études complètes ?
Toutes ces réponses prouvent bien que le conseil du Ceser d’étudier une voie à mi-hauteur a été mis de côté.

Le rapport, là encore méprisant, indique que le Ceser n’est qu’un organe consultatif.
Mais alors, à quoi sert-il si, dans un projet aussi coûteux, ses avis et recommandations comptent pour du beurre ?
Le Ceser avait conseillé d’approfondir l’étude d’une voie à mi-hauteur, comme la route des Tamarins et une autre en tunnel.

C’est finalement une route en mer que l’État a imposée arbitrairement en 2006, suite à un éboulement gigantesque qui avait coûté des vies humaines et paralysé l’économie de l’île des semaines durant.
Là encore, des milliers de pages à consulter non disponibles sur le Net et non photocopiables.
Et seulement dans le hall de la mairie à Saint-Denis et dans un mobil-home difficile à trouver à La Possession.

Il eût été plus moral de mettre quatre locaux d’enquête à la disposition du public dans chacune des quatre grandes régions de La Réunion. Et également sur le Net.

 

  • Terminons sur la dernière enquête publique NRL, cette fois sur Internet, concernant les espèces protégées.

Elle était liée à l’apport par la Région Réunion exigée du ministre des Dom, Victorin Lurel, de la preuve que le projet NRL était bien « le meilleur sinon le moins pire » (Presse locale des 17 et 18 octobre 2013).
Cette enquête a bien été faite mais sans la preuve exigée par M. Lurel.
Demande a été faire auprès de MM. Robert et Lurel de nous communiquer ce document primordial depuis le 22 janvier 2015.
À ce jour, 8 mars 2015, nous n’avons toujours rien reçu.
Preuve que cette enquête publique est bidon, d’autant plus que, contrairement à la préfecture de Loire-Atlantique, la nôtre n’en a pas publié les résultats.
Une enquête publique sans rapport consultable par le public est illégale.
On se fiche de la tête des Réunionnais !
Et, malgré toutes ces irrégularités et tous ces mensonges, malgré la demande faire auprès de la Rue Oudinot de surseoir aux travaux préparatoires, malgré le nombre important de recours au tribunal administratif, la Région fait la sourde oreille et poursuit de plus belle les travaux préparatoires et les prélèvements dans les carrières.

Elle veut mettre les Réunionnais et la justice devant le fait accompli, surtout en continuant à faire miroiter d’imaginaires emplois à la pelle aux jeunes Réunionnais via des « job dating ».

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