Réagissons!




À quel titre condamnez-vous, M. le Premier ministre ?


  

Nous avons bien noté que vous avez condamné officiellement le cardinal Barbarin en l'invitant à démissionner, à prendre ses responsabilités. Votre sanction a été diffusée urbi et orbi. Et donc, officiellement, vous le condamnez alors même que le justice ne s'est pas prononcée sur cette affaire de pédophilie. Vous avez livré le cardinal à la vindicte publique  Pourtant, l’affaire du prêtre dont il est question s’est passée de nombreuses années avant sa nomination comme primat des Gaules. Pensez-vous que le nouvel archevêque de Lyon aurait dû « balancer » ce prêtre qui semble s’être repenti et avoir fait amende honorable ? Êtes-vous bien sûr de ne pas confondre justice et vengeance ?

La vengeance est un plat qui se déguste froid, n’est-ce pas, M. le Premier ministre ?

Vous semblez ignorer le pardon et, manifestement, vous gardez une rancune tenace au cardinal Barbarin de n’avoir pas soutenu l’infamant projet gouvernemental de « marier » des paires d’êtres humains.
Comme vous avez gardé rancune et tiré vengeance récemment d’une lettre ouverte que vous avait adressée un prêtre parisien.
Le MPT est une insulte à la Nature et à l’enseignement de Jésus-Christ.
Bien entendu, Hollande, Taubira et vous-même vous considérez supérieurs à Jésus-Christ. Quel toupet !
Nous venons d’apprendre 27 cas de radiation de l’Éducation nationale en 2015 pour cause de pédophilie et de pédopornographie. Allez-vous -très moralement- exiger du ministre de l’Éducation nationale, à l’instar de ce vous avez préconisé pour le cardinal lyonnais, qu’il prenne ses responsabilités en vous présentant sa démission ?
Et, comme vous jouez le registre de l’indignation, permettez-nous de nous étonner de ne vous avoir pas entendu vitupérer contre les immorales escapades nuitamment organisées de l’homme au scooter élyséen.
L’indignation, selon vous, doit-elle être sélective ?

Nous serions heureux que vous manifestiez le même zèle à l'encontre de tous les condamnés qui siègent en qualité de parlementaires. Vous le savez bien, on boude les urnes à cause de personnalités politiques en délicatesse avec les lois de notre pays ; on ne fait guère confiance aux autres qui aiment les côtoyer. Et ils sont quelques-uns de votre chapelle politique à avoir subi les foudres de la justice.
Vous le savez bien : un fonctionnaire, un pompier, un infirmier, etc. ne peut exercer sa profession si son casier judiciaire a des traces de faits délictueux ; et, s'il est en activité, il est radié à vie de la fonction publique. Vous le savez bien, les parlementaires font des lois qui leur sont très favorables : on s'absente mais on est payé ; on s'accorde une indemnité de 6 000 euros que l'on répartit entre ses privilégiés. On a écrêté, mais si peu !  On a de multiples mandats à tous les échelons de la vie publique. On arrange les lois comme on le fait de notre bon vieux rhum arrangé. La coupe est pleine. Elle déborde !

On appelle de tous ses vœux la VIe république. Avec, entre autres, la diminution du nombre de parlementaires et de leur train de vie (osons comparer la France avec les États-Unis, l’Allemagne ou encore le Danemark), l’élection des sénateurs par le peuple et non par de grands électeurs, la diminution des élus régionaux et de communautés de communes, etc. Bien triste, notre démocratie !

Vous avez réussi à faire admettre le « « mariage » » pour tous, vous devriez donc, avec la même énergie, faire admettre aussi que nous soyons égaux devant la justice : dorénavant, qui n'a pas son casier judiciaire vierge devrait être exclu définitivement de la fonction publique et de la vie politique.


Merci de nous laisser l'image d'un homme intègre qui n'ait pas un poids et deux mesures. Merci d'embellir un peu dame Démocratie !

Association « Réagissons ! »